Du passé. 

Du passé. 

Si j’ai fuis, c’est du passé
Dans l’éther me suis jeté
Quand ses flots m’ont relaxé (suite…)

L’effet que ça me fait

L’effet que ça me fait

Les ténèbres qui m’emportent
La noirceur qui s’en suit
Tout ce que j’apporte
Le mouroir de mes nuits
Le ciel pleure à ma place
Le passé qui m’écrase
L’enfant qui s’efface
Toujours les mêmes phrases
(suite…)

Que tu me dises « tu »

Que tu me dises « tu »

J’ai fini mon voyage, j’ai rangé mes bagages. Je n’attends plus rien maintenant.
Je retourne au clivage : l’ennui vient avec l’âge, j’ai fini mes rêves d’enfant.
Je délaisse mes conseils pour que vienne ton sommeil. Et si tu restes, je m’en voudrais.
Je me lasse des réveils qui séparent des merveilles. Ne crois jamais me retrouver
J’ai perdu ton allure, tu es devenu mûr. Je n’ai plus rien à t’apprendre !
Je n’ouïe plus tes murmures et plus rien ne me rassure… L’enfant n’est plus que cendres.

Mais c’est là – ça me tue, contre tout espoir.
La vérité s’est tue, je n’ai plus l’espoir que tu me dises « tu ». Mon ciel est noir de mauvais songes…

J’ai meurtrie mon cœur pour que ton bonheur n’attende plus rien de moi.
J’ai détruit chaque fleur — témoins d’anciens bonheurs – : personne ne sera toi.

Mais c’est là – qui me tue, là mon désespoir…
La vérité qui tue et je rêve encore ce soir que tu me dises « tu »…
Mon ciel est noir de si beaux songes

Car ce n’est pas – vois-tu je t’aime – que je ne veuille pas…
Mais quand l’élève dépasse le maître, aboutie là notre passé. Faille-t-il en souffrir…

En amour, mon amour, c’est long, c’est dur, et lourd, n’oublie jamais ce qui est grand.
Lettre ouverte à l’amour, qui t’aveugle qui est sourd, et ne quittes pas ton âme d’enfant.
Ne me frappe pas, non, et ne pleure pas, non, je sais qu’un jour sera ton tour
de protéger un nom, de répéter son nom, apprendre à l’ange à faire l’amour…

Mais cette âme qui me tue fait mon désespoir…
La vérité se mue… Reste à te revoir…
Pour me dire encore « tu » et m’offrir un soir de paisibles songes

Marie va mourir

Marie va mourir

Marie va mourir À elle – du sang – au sang qu’on t’a miné l’a miné
Marie va mourir Venin – déveine – des veines atteintes la teintent
Marie va mourir d’amants aimant jouer au con – la miner, la tuer
Marie va mourir Mais donne son corps au premier venu se venger
Marie va mourir Quand on pourra le sang qu’on t’a miné arrêter

Ode à la nuit

Ode à la nuit

L’étoile scintillante me brûle et t’embrasser alimente mon bonheur.
Contre mes absences tu es mon mécène.
Et contre toi seulement calmement je m’endors.
Dehors… Il se fait tard.
Les anges se couchent. Seul toi me restes.
La lune si brillante, elle retiens mon souffle.
Et toi à mes côtés, les soirs d’été.
Et moi si fort, si faible, je te garde allongé tout près de moi.
Stoppé, mon coeur palpite. Ta main me touche. Mon coeur s’arrête.
Je suis à toi.
Que suffoque mon âme, la tienne est là. Qu’on lâche le leste, tu restes là.
Je ne sais plus pourquoi
Mais si l’on blesse mon âme, la tienne est là. Et si je lâche le leste, seul reste toi.
Tu vois je m’aperçois qu’à deux, toi et moi, on est pour ça.
Et que le soleil se lève.
Qu’il brûle, mais aimer ce qui subsiste à l’aube, subsiste de toi, lorsque tes lèvres me quittent…
Que ton ombre reste. Je pleure parfois
Laissé, ton souvenir me retiens là. Même parti, je tiens à toi.
Parfois, le jour ne te tue pas. Parfois.
Car un souffle ranime ce qui reste de moi.
Alors là seulement, je le comprends : le jour ne tue pas l’amour.