Moi : 1 83 10… Elle : Je ne vous demande pas le numéro de sécurité sociale de votre père ! Moi : Mais c’est le miens ! Elle : Mais non, vous êtes une femme !

C’était il y a quelques années, alors que j’essaye d’avoir des informations au téléphone. Cela aura été le paroxysme. Ce jour-là, je me rappelle avoir tenté d’avoir la voix la plus grave possible. Il semble que cela ait été un échec cuisant.

Mes années passées dans mon ancienne boîte, et quelques paquets de cigarettes sûrement, on mit un terme à ça. Je préfère le mettre sur le dos de l’anglais pratiqué au quotidien : mon timbre y est plus grave. Il reste encore bien sûr quelques couacs, des « oui, je voudrais parler à la dame que j’ai eu tout à l’heure », mais c’est maintenant rare.

Sailor à l'hôtel

Aujourd’hui, ma voix a été qualifiée autrement : celle d’une personne timide, plutôt douce et prévenante. J’ai ri ! Ce commentaire faisait suite à un appel où j’essayais d’aider quelqu’un comme je pouvais.

Mes amis me disent souvent que non, je n’ai pas une voix de femme. Cela ne me dérangeait d’ailleurs plus depuis longtemps. Je m’y suis fait, et la comparaison à une femme n’a plus rien de déplaisant. Mais comme pour beaucoup de choses, la vision d’inconnus a plus d’importance.

Je vous salue, Madame. Tels sont les mots qui me sont venus tout à l’heure, suite au commentaire. Ils sont mon au revoir à cette longue étape de ma vie, ils sont ceux qui m’assument.

Sur ce, je vous laisse, je vais m’allonger en m’endormant sur Interstellaires.

Car il faut bien dire que cela faisait longtemps que Myloute ne nous avait pas sorti un album de cette qualité. Et que, comme ceux de Zazie, tombe à point nommé, comme à chaque fois.

Obscures
Dérives
Nuits d’insomnies
Dissonance
Errance
Lente agonie

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