Que de souvenirs. Trente ans, quand même !

30 ans

Trente ans, c’est vivre
À la moitié de ma vie, je ne pensais pas vivre si longtemps. Vers mes quinze ans, une seule idée, une seule obsession, ma fin. Je me mettais à fumer pour cette raison, pour signer ma fin. Je me voyais réellement à la moitié de ma vie. Vivre plus d’une devenir supplémentaire me semblait insurmontable. Et quitte à partir, je voulais le faire lentement. En mourant malade, trot tôt. Cancer ou sida, mon avenir me semblait tout tracé.
Et puis il y a eu cette envie de vivre, malgré tout. La peur que m’infligeait cette vision adolescente de l’avenir m’a paru une malédiction. Et depuis une dizaine d’année, je compte les jours, inquiet et angoissé des conséquences de cette décision prise trop jeune. Peu à peu, ça se calme. J’y aurais survécu !

30 ans...Trente ans, c’est mourir un peu
Comme chaque jour qui passe, on marche un peu plus vers sa propre fin. Cela dit, ça ne me dérange pas vraiment. Faut bien partir un jour, sans retour. Une fois passée l’angoisse de finir trop tôt, je perçois mon endurance, mes limites.

Trente ans, c’est vieillir
Ils sont mignons, ces 40+, qui rigolent quand tu dis que ton corps change. Ils t’affirment que non, le corps ne change pas si jeune, que les rides n’arrivent pas à cet âge, etc.
Les amis trentenaires, eux, partagent avec toi ces changements. Heureusement, on en ri plus que l’on en pleure.
Et de vivre avec un homme qui est récemment arrivé dans la vingtaine, je vois bien ce changement.

Trente ans, c’est mûrir ?
Le fait même d’écrire cette phrase stéréotypée me débecte ! Je me rassure en me disant que je suis toujours aussi con et insouciant qu’hier, et que ça ira mieux demain.

Bref. Trente ans, quoi. C’est surtout l’occasion de passer un bon moment avec la famille et les amis 🙂

20131007-084428.jpg

 

[bws_related_posts]

%d blogueurs aiment cette page :